Vélo sur neige – Il n’y a pas de saison morte

Roulez en toute saison.

La saison de vélo dans les Laurentides est permanente depuis plusieurs années et ce, malgré l’arrivée de la neige. Nombreux sont les cyclistes qui, malgré le froid et le gel, continuent de pédaler dans nos sentiers de la région.

Si vous souhaitez faire du vélo en hiver, tout en conservant votre monture, vous pouvez toujours si besoin, vous installer des pneus cloutés afin d’augmenter l’adhérence et la stabilité, cependant selon les conditions présentes, vous serez limités dans le choix de vos sentiers et le fatbike, ce vélo qui roule avec des gros pneus surdimensionnés se révèle comme étant la meilleure option.  

Aucun billet d’accès n’est nécessaire  pour venir rouler chez nous. Consultez la page entretien de notre site Internet pour connaître les conditions  de sentiers. Pour le fatbike, on vous suggère une pression de 10 PSI ou moins.

Bon vélo,

PASA

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Le fatbike prend d’assaut les sentiers (un texte de Eric Nicol) – Le vélo qui roule avec des gros pneus surdimensionnés…

Les amateurs de raquette et de ski de fond croisent depuis quelques années une nouvelle bête sur leurs sentiers : le fatbike, un vélo de montagne qui se démarque par ses gros pneus et qui est devenu le meilleur compagnon hivernal de plusieurs cyclistes.

Difficile de passer inaperçu sur un fatbike : au-delà du fait qu’il est inhabituel de croiser un vélo en hiver au milieu de la forêt, c’est la grosseur des pneus qui impressionne. Alors qu’un pneu de vélo de montagne peut mesurer entre 1,75 et 3 pouces de largeur, celui du fatbike a entre 3,5 et 5 pouces.

Le fatbike est le fruit d’une longue évolution commandée par des cyclistes désirant s’aventurer sur des sols instables comme le sable et la neige. Les produits ont évolué jusqu’à ceux qu’on connaît aujourd’hui : des vélos à part entière qui ne roulent que sur de gros pneus. Ces pneumatiques permettent en effet de rouler sur le sable et sur la neige sans problème.

Sur une telle monture, il est possible de s’aventurer dans des sentiers de raquette où des vélos de montagne traditionnels s’embourberaient. Le Fatbike ne parvient pas à rouler dans le neige poudreuse mais il s’accommode très bien d’une surface aplanie par une motoneige ou par le passage de quelques personnes en raquette.

Arrivé au Québec depuis un peu plus de trois ans, le Fatbike connaît aujourd’hui un succès considérable. À la boutique Espresso Sports de Sainte-Adèle, on fait la promotion de cette activité depuis le début en offrant des vélos en vente et en location. Un des co-propriétaires de la boutique, Benoit Simard, constate l’engouement des sportifs pour cette activité. « On est au début d’une vague, » affirme-t-il. Lui-même grand amateur de ce sport, il croise de plus en plus de cyclistes dans les sentiers de la région.

Conflits à l’horizon?

La cohabitation harmonieuse du Fatbike avec la raquette et le ski de fond est encore une préoccupation dans ce milieu. L’arrivée de vélos dans des sentiers de raquette préoccupe certains qui craignent de voir fondre sur eux une bande de cyclistes déchaînés. La réalité est plutôt différente : le Fatbike ne roule pas vite parce que ses gros pneus créent trop de friction.

Toutefois, la cohabitation est un enjeu important pour les gestionnaires de centres de ski de fond qui ont commencé à accueillir les amateurs de ce vélo nouveau genre. À Ski de fond Mont-Tremblant, on a désigné certaines pistes pour accueillir les cyclistes. Selon le directeur général de ce centre, Daniel

Charbonneau, ces vélos ne défont pas les sentiers de ski de fond damés pour le pas de patin. « S’il fait assez froid, le pneu ne laisse pas de trace, » assure-t-il. Les trajets qu’on y propose alternent donc entre les sentiers de ski dégagés de 3 mètres de large et ceux plus étroits de raquette ayant moins de 2 mètres de largeur.

À Sainte-Adèle, les cyclistes de Fatbike sillonnent les sentiers de raquette ou retournent dans les sentiers de vélo de montagne qu’ils empruntent l’été. Les sentiers du Chantecler, entretenus par Plein air Sainte-Adèle sont parmi les plus populaires mais Benoit Simard veut développer un autre réseau plus près de la gare de Mont-Rolland où est située son entreprise. « Ça permettra de désengorger le réseau du Chantecler où il y a beaucoup de gens raquettes, » ajoute-t-il. Ainsi, les bénévoles de Plein-Air Sainte-Adèle devraient bientôt damer des pistes dans ce secteur qui ne sont pas utilisées par le ski de fond.

Le Fatbike n’attire pas que les amateurs de vélo de montagne : son style bon enfant plait à un public plus large.

Le Fatbike pour tous mais pas pour toutes les bourses

D’abord vu comme un produit marginal, ce vélo aux grosses roues fait maintenant partie des habitudes de vie de plusieurs cyclistes et pas uniquement des amateurs de vélo de montagne.

Co-propriétaire d’Espresso Sports, Benoit Simard affirme que des gens craintifs de faire du vélo de montagne se tournent sans problème vers le vélo sur la neige. « Les dangers de se cogner contre une roche ou de faire une chute ne sont plus là. Certains de nos clients sont des triathlètes qui ne font pas de vélo de montagne parce qu’ils trouvent ça trop dangereux. »

Pour d’autres, c’est le sentiment de liberté qui les attire, cette impression de pouvoir rouler presque n’importe où. Même s’il offre un comportement bien différent, le Fatbike peut aussi être utilisé l’été. Il permet notamment de circuler sans difficulté dans des sentiers plus endommagés, fait remarquer Benoit Simard.

Si le Fatbike est attrayant, il n’est pas à la portée de toutes les bourses. Le prix de base d’un tel vélo est celui d’un vélo de montagne de moyenne ou haut de gamme. Difficile de trouver une monture hivernale à moins de 1500 $, donc avant d’acheter, il vaut mieux louer un vélo pour voir si cette activité nous convient ou non.

Les fabricants de vélo sentent eux aussi le début de la vague et répondent à la demande. La boutique Espresso Sports a d’ailleurs participé au développement d’un Fatbike fabriqué au Québec. L’entreprise Xprezo, déjà connue pour ses vélos de montagne, a lancé l’année dernière un prototype qui est commercialisé cette année sous le nom de Gros Big, une monture en vente au prix de 3500$.

Une compagnie de l’Outaouais, Moose Bicycle, a récemment mené avec succès une campagne de sociofinancement sur Kickstarter. L’entreprise offre maintenant son produit en prévente au coût de 899$.

Garder la forme même en hiver

Rouler sur un Fatbike est une expérience à part entière qui se compare au vélo de montagne mais qui développe de nouvelles habiletés.

Aux premiers coups de pédales, le comportement d’un Fatbike est semblable à celui d’un vélo de montagne. La première différence se manifeste quand on tente d’accélérer : on n’atteint pas la vitesse du son sur ces grosses roues! Même sur une surface dure, la friction est importante et nous ralentit.

Le vélo franchit par contre les obstacles sans difficulté et l’importante quantité d’air des pneus amortit bien les bosses. C’est une fois sur la neige que la Fatbike révèle sa vraie nature. Il faut de préférence trouver un sentier de raquette ou de marche mais une simple trace de motoneige suffit à soutenir le vélo. Le vélo se déplace aisément sur la neige et ne laisse qu’une petite trace. Les montées abruptes sont ardues et demandent une force constante de pédalage, faute de quoi le pneu arrière risque de s’embourber. Dans les descentes, il est facile de gagner de la vitesse mais gare aux erreurs de pilotage : un faux mouvement et un bain de neige vous attend.

Dans un sentier déjà damé pour le ski de fond en pas de patin, l’équilibre n’est pas difficile à garder mais une fois sur un sentier plus étroit, fréquenté uniquement par ces vélos demande beaucoup d’agilité. Si la roue avant quitte le tracé de quelques centimètres, elle cale dans la neige, ce qui peut allonger la durée d’une randonnée. « Quand on a réussi à rouler à 15 km/h pour une sortie, c’est qu’on a roulé vite, » affirme Benoit Simard.

Même s’il semble moins exigeant que le vélo de montagne, le Fatbike permet de garder la forme, affirme Benoit Simard. « Quand on roule lentement, il y a tout l’équilibre qui se développe. On fait des efforts pour rouler droit et rester dans le sentier, » ajoute-t-il. – Le Fat bike prend d’assaut les sentiers – Eric Nicol, Journal des Pays d’en Haut, La Vallée

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Le vélo d’hiver comporte une grande part de risque qu’il est préférable d’apprivoiser petit à petit. PASA

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Information sur la pratique du vélo de montagne en hiver 

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ÉQUIPÉ DE LA TÊTE AUX PIEDS

Voici quelques trucs pour apprécier les randonnées par tous les temps. 

Tête 
Pour garder les oreilles bien au chaud, enfilez un casque de ski, ou encore celui que vous utilisez l’été par dessus un passe-montagne ou une tuque de vélo.

Tronc 
Revêtez un bon sous-vêtement et un anorak en Gore-Tex pour couper le vent et rester au sec. Sinon, le manteau que vous portez en ski de fond conviendra parfaitement.

Mains 
Installer des moufles sur votre guidon pour protéger vos mains des engelures causées par le vent et un guidon glacé n’est pas un luxe. Ces moufles donnent la possibilité de porter des gants de vélo ou de ski de fond assez minces pour bien maîtriser les freins et les manettes de vitesse. La plupart des modèles, comme les Cobrafist de 45 NRTH et les Bar Mitts, enveloppent complètement les mains et les gardent bien au chaud, et sont parfaits pour les longues randonnées en terrain ouvert, pendant lesquelles on est exposé au vent. Par contre, si vous empruntez des sentiers de raquettes étroits, vous devrez souvent sortir les mains pour soulever le vélo ou vous appuyer sur un arbre. Il faudra ensuite repartir en insérant vos mains dans le trou, et c’est loin d’être évident, au point de devenir une nuisance. Skinz propose des protecteurs de guidon rigides appelés Heatflex, inspirés de la motoneige, qui sont plus pratiques, avec leur grande ouverture pour un accès instantané au guidon. Le modèle le plus intéressant que nous avons testé est le Trail/Touring, car son rabat pliable permet deux configurations : replié sur lui-même pour les sentiers techniques où les mains sont mobiles, déplié pour bien envelopper la main par grand vent.

Jambes
Mettez un pantalon de Gore-Tex comme pour aller en raquettes ou des collants comme en ski de fond.

Chevilles 
Les guêtres sont essentielles peu importe les conditions. Quand on s’aventure dans les sentiers étroits, on ne sait jamais à quel moment la roue avant s’enfoncera et nous plongera jusqu’aux genoux dans la poudreuse. Si vous faites de la raquette, vous en possédez déjà une paire qui devrait faire l’affaire. Sinon, allez-y pour les Dryloc de Skinz. Conçues pour le fatbike, elles enveloppent la botte hermétiquement, sont bien ajustées à la cheville et n’interfèrent pas avec le pédalier. Elles restent bien accrochées en haut du mollet par une bande velcro.

Pieds 
C’est la partie de votre corps la plus sensible au froid, et il vaut la peine d’investir pour prolonger vos sorties sans risques d’engelures. La solution la plus économique consiste à porter vos bottes d’hiver préférées posées sur des pédales plateforme. Par contre, si comme moi vous préférez rouler clippé, installez vos pédales automatiques préférées (rien ne bat les Time Atac en hiver) et portez une botte de vélo qui accepte les cales. Deux modèles seulement vous permettront de rouler plusieurs heures sans vous les geler : les MXZ303 de Lake et les Wölvhammer de 45NRTH. Oubliez tous les autres prétendus souliers d’hiver, ils ne seront pas assez chauds. Oubliez aussi les couvre-chaussures, la neige s’accumulera dedans. Les Lake vous tiendront au chaud pour quelques heures jusqu’à –20 °C. Les Wölvhammer sont encore plus chaudes ; elles montent plus haut sur la jambe, sont plus confortables et mieux isolées ; elles coûtent cher, mais jamais vous ne regretterez cet achat, car jamais plus vous ne gèlerez des pieds. Commandez vos bottes un point plus grand qu’à l’habitude, pour que les orteils puissent bouger. Portez de bons bas de laine. Si jamais ce n’était pas encore assez chaud, faites comme ma blonde : remplacez vos semelles par des semelles chauffantes rechargeables vendues pour le ski alpin. La petite batterie s’accroche à la botte ou à la guêtre et permet d’ajuster le degré de chaleur au besoin.

Source Vélomag

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Bon vélo et Soyez prudent,

PASA

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